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SCOPE 2016 > SECTIONS
 
Gender, Feminism and Political Science: At the Crossroads of Equality
Genre, féminisme et les sciences politiques: le défi de l’égalité


Convenor
Centrul pentru Politicile Egalităţii de Şanse - CPES 
(The Centre for Equal Opportunity Policies / Le Centre d'Études sur les Politiques de l’Égalité des Chances) 

Abstract submission deadline
Les résumés doivent être envoyés avant le
Termen de trimitere a propunerilor

24 / 04 / 2016


This section accepts proposals in English or French.




CALL FOR PAPERS 

Gender studies, feminist studies, the analysis of feminist movements, over the last few decades all these academic research areas have emphasized their intrinsic link to the field of traditional political science: the foundations and controversies of democracy, the issue of equality, social policies, equal opportunities policies, social and political crises, etc.

25 years after the establishment of the Faculty of Political Science of the University of Bucharest (and 26 years after the fall of the former communist regime) the Centre for the Study of Equal Opportunities Policies invites debate and discussion on these topics, with special interest given to how gender studies have been successful (or not) in the academic field of political science. In terms of these general considerations, two themes are put forward for the international conference SCOPE 2016:

Gender and Democracy
Scholars interested in gender studies have often emphasized that, historically, women have not been included in the emergence of democracy. Nevertheless, nowadays, analysing democracy through the lens of gender has become a necessary step in any critical examination of all issues that are in-between the concept of democracy and the realities of its implementation, such as the values, the political participation and representation, as well as the social and political space inherent to democracy (Riot-Sarcey, 2013).

This thematic axis reopens the debate around the intrinsic link between gender and democracy. To what extent the dynamics of contemporary democracies, mature or emerging, is indicative of increased political and social sensitivity to gender relations, especially in the current context of globalization and Europeanization of the refugee crisis and migrants, and the re-evaluation of social citizenship and “gendered human rights”? And, more importantly, how to grasp the fact that, nowadays, democracy and social citizenship can no longer be cut from the dynamics of work and implicitly from gendered hierarchies (Maruani 2011; Addis, de Villota, Degavre, Eriksen 2011)? Last but not least, how democratic equality as a principle is it understood in recent studies on social and equal opportunities policies (Jacquot, 2009; Landing, Surel 2005)?

Feminisms and political science: epistemological challenges and methodological issues
Contemporary research on feminism continues to be an epistemological challenge: beyond the specific national contexts, this perspective often results in being a marginalized part of the academic establishment, and always requires extra effort to develop theoretical and methodological instruments showing that feminism is a central issue for modern societies (K. Offen, 2000). “The history of feminism is, of course, a story in itself, but it also offers a critique on the history of politics and of political discourse.” (J. Scott, 1998). Research on feminism is therefore a tool to analyse social, political and cultural processes that make its emergence and development possible, and that influence its forms and realities: democratic theories and practices, ideologies and political systems as well as social doctrines and philosophies.

A second challenge is primarily methodological and relates to the definition of feminism. The debate around the definition of the term, the depth of the work in the field, and the need for a diachronic view, all these aspects invite a greater overview, since "feminisms are not necessarily representative of ‘the’ women, but simply of ‘women’." (F. Thébaut, B. Studer 2004; F. Rochefort 1998 S. Hood 1998 U. Gerhard 2004). We welcome contributions that focus on theoretical and methodological aspects regarding feminisms as well as researches interested in the two axes of our call. We particularly welcome comparative and empirically - driven analyses of feminisms.


APPEL A CONTRIBUTIONS 

Les études sur le genre, les études féministes, l’analyse des mouvements féministes ont relevé, ces dernières décennies, les liens intrinsèques entre ces problématiques et des questions „classiques” des sciences politiques: les fondements et les controverses de la démocratie, le défi de l’égalité, les politiques sociales, les politiques de l’égalité des chances, les crises sociales et politiques, etc.

Après 25 ans depuis la création de la Faculté de Sciences Politiques de l’Université de Bucarest (26 après la chute du régime communiste roumain) le Centre des Politiques de l’Égalité des chances propose une réflexion autour de ces thèmes, avec un intérêt spécial accordé à la façon dont les études sur le genre ont réussi (ou non) à s’imposer dans le champ académique des sciences politiques. Sous l’angle de ces considérations générales, deux axes thématiques sont proposés pour la conférence internationale SCOPE 2016 :

Penser le genre et la démocratie
Les travaux des chercheurs en sciences humaines et sociales s’intéressant au genre ont depuis longtemps mis en exergue que, historiquement, les femmes n’ont pas été comprises dans l’histoire de la construction de la démocratie. Néanmoins, aujourd’hui, réfléchir sur la démocratie à l’épreuve du genre s’impose comme un réexamen critique de l’ensemble des questions qui se trouvent entre l’abstraction du concept démocratique et les réalités de son application, notamment les valeurs, la participation/représentation et l’espace inhérents à la démocratie (Riot-Sarcey 2013).

Cette axe thématique se propose de rouvrir les débats et réflexions autour du rapport genre – démocratie. Dans quelle mesure la dynamique des démocraties contemporaines, matures ou émergentes, est-elle révélatrice d’une sensibilité politique et sociale accrue face aux rapports de genre, dans le contexte actuel de la mondialisation et de l’européanisation, de la crise des réfugiés et migrants, de la re-problématisation de la citoyenneté et des « droits des humains » sexués ? Et plus encore, comment appréhender le fait que, de nos jours, la démocratie et la citoyenneté sociale ne peuvent plus être découpées de la transformation des hiérarchies sexuées et du rapport à l’emploi (Maruani 2011 ; Addis, de Villota, Degavre, Eriksen 2011) ? Enfin, comment le principe de l’égalité démocratique est-il utilisé dans les analyses récentes autour des politiques sociales et des politiques de l’égalité (Jacquot 2009 ; Palier, Surel 2005) ?

Féminismes et sciences politiques : défis épistémologiques et enjeux méthodologiques
Travailler sur le féminisme reste, de nos jours, un défi épistémologique: au-delà des spécificités des contextes nationaux, cela implique encore souvent s’inscrire dans une voie marginalisée par une bonne partie de l’establishment académique, et demande toujours un effort supplémentaire d’élaboration théorique et méthodologique afin de montrer que le féminisme est un sujet central de nos sociétés modernes (K. Offen, 2000). « L’histoire du féminisme est, bien sûr, une histoire en elle-même, mais elle se propose aussi un commentaire critique de l’histoire de la politique et du discours politique. » (J. Scott, 1998) Réfléchir sur le féminisme revient donc à réfléchir sur les processus sociaux, politiques et culturels qui rendent possible son apparition et son développement et qui influencent ses formes et revendications : les théories et les pratiques démocratiques, les idéologies et les régimes politiques, les doctrines et les philosophies sociales.

Un deuxième défi est d’ordre plutôt méthodologique et porte sur la définition même de cet objet d’étude. Les débats autour de la définition du terme, la richesse des terrains de recherche et le besoin d’historicisation invitent à un regard pluriel, puisque « les féminismes ne représentent pas nécessairement « les » femmes mais « des » femmes » (F. Thébaut, B. Studer 2004 ; F. Rochefort 1998 ; S. Chaperon 1998, U. Gerhard 2004).

Nous invitons donc les chercheures et les chercheurs intéressé.e.s par le sujet de proposer des communications qui reviennent, d’un point de vue théorique, méthodologique ou empirique, sur les enjeux de savoir et de pouvoir intrinsèques aux études sur les féminismes.